Un peu d'histoire

07/02/2017

 

"Où il n'y a pas d'église, je regarde les enseignes. Pour qui sait visiter une ville, les enseignes des boutiques ont un grand sens. Indépendamment des professions dominantes et des industries locales qui s'y révèlent tout d'abord, les locutions spéciales y abondent et les noms de la bourgeoisie, presque aussi importants à étudier que les noms de la noblesse, y apparaissent dans leur forme la plus naïve et sous leur aspect le mieux éclairé".

                                                                                                                              -Victor Hugo.

 

 

Les romains furent sans contredits, les précurseurs de la signalétique. En apposant des bornes indiquant les distances à parcourir, on peut sans aucun doutes prétendre que leurs concepteurs évaluèrent la dimension et la position des chiffres afin d’être le plus visibles.

 

Depuis la naissance du commerce, le commerçant eu recours a toutes sortes de stratagèmes afin d’attirer sa clientèle. Les phéniciens, grands commerçants de l’époque antique utilisaient des crieurs, étalaient leurs marchandises de façon a attiré l’attention. Les Lombards, célèbres banquiers italiens du moyen-âge, portaient un chapeau coloré identifiant leurs fonctions. Plus près de notre ère, on attribua à un métier distinctif un signe représentant le service que le commerce offrait. La dent pour le dentiste, une botte pour le marchand de chaussures etc.

 

C’est au 13ieme siècles en France, notamment a Lyon que les autorités imposèrent une réglementation sur les enseignes, la distances aux sols, le dégagement des murs et les moyens d’ancrage étaient des lors évalués. Les crieurs publiques étaient également réglementé quand aux emplacements et propos énoncés.

 

Les apothicaires, pharmaciens de l’époque furent les premiers à utiliser un signe particulier représentant leur confrérie, c'est-à-dire le pilon et le mortier. Ces enseignes souvent sculptées dans le calcaire étaient entre autres abritées dans des niches. La plus ancienne des ces  enseigne recrutée date de 1444 a Reims ‘’La Corne de Cerf’’ appartenant a l’apothicaire Gobin Persin.

 

L’enseigne au Québec, une riche histoire

 

Au Québec, la colonisation française introduisit le commerce et les comptoirs  s’improvisaient la ou la demande s’y trouvait, or au lieu de recourir à l’enseigne conventionnelle statique et surtout par le manque de ressource, on attribua au commerce un symbole. On peu très bien reconnaitre la spirale du barbier (qui en plus s’exerçait comme chirurgien). Encore sous l’influence française, les aubergistes fixaient une branche de pin en haut de leurs portes désignant leurs accueils et le confort accentué d’une rasade de vin.

 

Suivant la démographie, les rues se dessinaient et la prolifération des commerces exerça une pression sur le marchand afin de devenir plus compétitif, il eu ni choix d’avoir recours a l’enseigne pour se démarquer, l’offre était tel que les sculpteurs furent les premiers à exercer le métier d’enseigniste.                              

 

Ces sculpteurs avaient surtout l’expérience de l’interprétation symbolique religieuse, il y avait qu’un pas à franchir pour diversifier leurs taches.

 

Le Québec industriel

 

A la fin du 19ieme, naquit les enseigniste professionnelles. Les enseignes les plus marquantes de l’époque sont sans équivoques, les lettrages peints directement sur l’immeuble. Nous pouvons encore en apercevoir dans les grandes villes industrielles telles que Trois-Rivières, Sherbrooke, Québec et Montréal. Trait marquant, le choix des couleurs, lettre blanches sur fond noir. Ces enseignes étaient abordables et efficaces vue la superficie disponible. La compagnie Montréalaise Stanway Signs était une figure de proue dans ce domaine. Une promenade aux environ des intersections McGill et St-Jacques vous offrira ces vestiges du passé, malheureusement a l’abandon.

 

Ci-haut : Centre d’achat Pointe-Claire par Stanway Signs

 

C’est au début de 1910 que l’industrie pris un virage spectaculaire. Le français George Claude approfondissant les recherche d’Heinrich Geissler pour son tube à électrodes et de William Ramsay et Morris Travers pour l’isolation du gaz néon. George Claude déposa un brevet sur ce qui allait devenir le fer de lance de notre industrie, le tube néon et nomma son entreprise Claude Néon.

 

 

Kresges sur Ste-Catherine par Stanway Signs

 

En Amérique, c’est en 1923 en Californie qu’un concessionnaire Packard installa les deux premières enseignes au néon…pour la somme de $24 000 dollars.

 

Suivant les tendances des autres grandes villes Américaines, Montréal, alors métropole du Canada trônait au faite de l’exubérance avec la rue Ste-Catherine, le quartier chaud du ‘’red light’’, les enseignes spectaculaires, marquises tapissées d’ampoules monter sur des animateurs mécaniques, l’opulence était a son comble.

 

 

Demain

Sans contredit, les deux technologies de pointes actuelles sont l’éclairage au LED et l’impression digitale. Mais quand est-il de la prochaine décennie. Les films électro-luminescents sont aux stades de développement mais en constantes évolutions, l’holographie qui impose une utilisation restreinte seulement due aux frais élevé de cette technique mais qui seras de plus en plus abordable. La publicité par media animé tel qu’écran ACL ou LED qui est en fulgurante expansion, la projection d’image sont tous de bouveaux media qui ne demandent qu’a êtres exploités. Pour l’instant, je ne me lasse de regarder le film Blade Runner de Ridley Scott tourné en 1982, c’est a mon avis, un tres bel exemple a quoi ressembleras notre industrie d’ici peu.

 

Film Electro-lumininescent par Ceelite

 

Le film Blade Runner de Ridley Scott produit en 1982 étonne par sa vision très prématurée des medias.

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